existe-t-il un monopole du coeur dans le monde des amis du chien ?

Dans un communiqué du 11 avril, la Fondation 30 millions d’amis prétendait avoir sauvé 14 amstaffs de terribles conditions de vie, en occultant totalement l’action du club de race sur ce dossier.

 

Si FAST n’a certes pas l’assise financière de la Fondation (notre budget global atteint à peine le budget que la Fondation consacre à l’achat de ses fournitures administratives) ni son aura médiatique, notre association n’en dispose pas moins de bénévoles tout aussi actifs, ne sacrifiant ni leur temps ni même leur argent personnel.

 

Et c’est en l’occurrence le club de race qui est à l’origine de ce sauvetage (au travers de ses délégués ou membres au nombre desquels notamment Aurélia, Camille, Adeline, Cristina et Mathieu).

 

Les faits :

 

En fin d’année 2015, des particuliers passant devant le domicile de la pseudo-éleveuse, Mme Alicia KALAMBA, et s’étonnent de la présence de chiens détenus dans de très mauvaises conditions. Ces personnes alertent à l’époque la mairie et la gendarmerie locale.
Ayant été prévenue de cette situation, la SPA de BESANCON a constitué en décembre 2015 un dossier très complet qu’elle a fait parvenir à la DDPP ainsi qu’à la SCC. Cette démarche de la SPA n’a malheureusement été suivie d’aucun effet.

 

Informés du passage de la SPA chez Mme KALAMBA et ayant par ailleurs reçu des témoignages inquiétants, des membres du club de race prennent contact en décembre 2015 avec l’enquêtrice de la SPA afin de lui proposer leur aide ainsi que celle du club. L’enquêtrice dans un premier temps n’accepte pas cette aide pour éviter que tout s’ébruite et que Mme KALAMBA ne cache ses chiens.

 

La situation n’avançant pas et les membres du club en question étant très inquiets, ils décident de se rendre au domicile de cette personne le 3 avril 2016.
Ils découvrent alors la situation catastrophique des chiens :

Les membres du club appellent en renfort d’autres personnes, également membres, afin de les aider à sortir ces chiens immédiatement de leur enfer et appellent la gendarmerie.

Egalement prévenue, l’enquêtrice de la SPA arrive sur place quelques heures après, mais n’a malheureusement pas de solution de placement immédiate. Entre temps, les membres du club s’étaient organisées pour trouver un placement pour l’ensemble des chiens adultes, la mairie s’étant organisée pour placer les chiots.

 

Le 6 avril, un représentant de la Fondation 30 millions d’Amis contacte les familles d’accueil provisoire trouvées par les membres du club en exigeant la « restitution » des chiens vers la SPA et en les menaçant d’une mise en cause si les chiens ne regagnaient pas la SPA.

 

Conclusion :

 

Si il est particulièrement désolant que la Fondation 30 millions d’amis se soit attribuée le sauvetage de ces chiens alors même que l’action de FAST a été déterminante dans l’issue de cette affaire, les pressions exercées sur nos membres pour « restituer » les chiens sont quant à elles totalement inadmissibles.
La Fondation 30 millions d’amis n’a à l’évidence pas le monopole du coeur !

 

Alors que la Fondation 30 Millions d’amis a été prompte à communiquer sur le sauvetage de ces chiens sans qu’elle n’y ait eu d’action déterminante, le club de race regrette que cette Fondation n’ait pas eu la même promptitude à communiquer à l’occasion de l’aggravation des conditions légales de détention des chiens dits « dangereux » entre 2006 et 2008 et n’ait par ailleurs pas donné suite aux différentes demandes de soutien qui lui ont été envoyées à l’époque par le club de race.

 

Le club se félicite en tout cas que ces pauvres chiens soient sortis de leur enfer et reste très vigilant sur le placement de ces chiens. Il remercie d’ailleurs la SPA de Besançon pour son écoute et son suivi.

 

Des poursuites judiciaires sont actuellement en cours.

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